VARIOLE DU SINGE : point de situation en région des Pays de la Loire et éléments d’information à destination des médecins libéraux

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Depuis fin avril 2022, une épidémie d’infections dues au virus de la variole du singe (Monkeypox [MKP] virus) touche de nombreux pays non endémiques, dont la France. Il s’agit d’une maladie contagieuse par contact direct, gouttelettes ou contact avec une surface inerte contaminée. La souche circulante (Clade 1) a un taux de sévérité plus faible que la souche (Clade 2), observée dans les régions endémiques d’Afrique.

Au niveau national 3 898 cas ont été confirmés, essentiellement des hommes jeunes, puisque seulement 86 cas confirmés sont de sexe féminin. En région des Pays de la Loire, 88 cas sont confirmés (au 20 septembre) dont 4 femmes. Les données de surveillance sont disponibles sur le site internet de Santé Publique France .

Au niveau national, le pic épidémique semble avoir été passé en juillet, et en région la dynamique s’infléchit également, mais en différé. Toutefois, la vigilance reste maintenue, car la proportion de femmes contaminées continue d’augmenter et l’hypothèse d’une diffusion de l’épidémie en dehors des publics à risque (hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes multipartenaires, personnes trans multipartenaires, personnes en situation de prostitution) n’est pas écartée.

Les signes cliniques de la maladie sont désormais bien décrits et vous pouvez vous référer aux documents de référence produits par la mission nationale COREB (Coordination Opérationnelle du Risque Epidémique et Biologique).

Le site du Ministère de la santé met à disposition des professionnels plusieurs documents pour la prise en charge des patients suspects de MKP.

Face à un patient présentant des symptômes, il est attendu du professionnel :
La classification du cas selon les définitions en vigueur
La prescription éventuellement d’un test diagnostique
La remise des recommandations au patient
La transmission de la déclaration obligatoire à l’ARS dès que possible.

Vous avez la possibilité de solliciter l’avis des médecins infectiologues des principaux établissements de santé de la région, lorsque vous faites face à des situations complexes.

Si le patient est un cas suspect (signes cliniques évocateurs uniquement) ou un cas possible (signes cliniques évocateurs et exposition à un risque d’infection), un prélèvement biologique doit être prescrit afin de confirmer ou d’infirmer le diagnostic. Une offre laboratoire est organisée sur la région : le prélèvement se fait sur rendez-vous.

Les sujets « cas probable » (signes cliniques évocateurs et contact à risque d’un cas confirmé) ne font plus l’objet d’une validation biologique.

Une offre de vaccination est proposée dans la région, qu’elle soit préventive ou « post exposition » (personne contact à risque d’un patient confirmé). A ce jour, pratiquement 3000 personnes en ont bénéficié.

Les différents sites de vaccination ainsi que les modalités de prise de rendez-vous sont accessibles sur le site internet de I’ Agence.

Si les messages de prévention ont pu être relayés, avec l’appui des associations communautaires ou des structures de prévention des infections sexuellement transmissibles, en particulier auprès des publics HSH multipartenaires et personnes trans multipartenaires, il a été plus difficile de toucher les personnes en situation de prostitution qui restent des publics souvent éloignés des dispositifs de prévention.

L’appui des professionnels de santé libéraux serait donc précieux pour inciter ces personnes à se faire vacciner et, de façon générale, à adopter les bons gestes et réflexes de prévention contre cette maladie.

Les supports d’information du public et de prévention sont disponibles en téléchargement sur le site de Santé Publique France.

 

 

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